CHRONIQUE: LES DESSOUS DE L'OCÉANIC

N.D.L.R. Nous vous proposons, cette saison, une série de textes pourtant sur l’encadrement offert aux joueurs de l’Océanic de Rimouski. Par l’entremise de témoignages de membres de l’organisation, d’une famille d’accueil et d’un joueur, vous en apprendrez davantage sur l’arrière-scène du hockey.


15 janvier 2011 : L’encadrement et l’innovation, synonymes de victoire

15 Février 2011: L'éducation, un plan B à ne pas négliger

 

 

L'encadrement, c'est aussi la famille d'accueil

Par Marie-Pier Gagnon

 

Comme bien des organisations sportives, l'Océanic de Rimouski compte sur le soutien de familles d'accueil pour encadrer et intégrer ses jeunes joueurs. Parmi eux, on note la présence de Christian Bouchard et Isabelle Tremblay, un jeune couple qui ouvre son foyer aux hockeyeurs depuis quatre ans. Leur rôle est simple: offrir un chez-soi au joueur qui franchira leur porte au début de la saison.  

Avant de rencontrer sa conjointe actuelle, Christian Bouchard comptait déjà parmi les familles d'accueil de l'Océanic de Rimouski. D'abord tuteur pour l'organisation, le hasard a voulu qu'il héberge deux joueurs en 2003, soit Sidney Crosby et Eric Neilson. Avec sa conjointe de l'époque, il occupait le double rôle de tuteur et de famille d'accueil. Une période sous le signe de l'attention médiatique. «J'ai tout fait. Des journaux de Halifax à TSN. J'ai même été à une émission de France Castel!», mentionne-t-il avec humour.

Deux années plus tard, ses deux pensionnaires quittaient Rimouski. Le premier rejoignait alors une autre famille d'accueil très célèbre, le clan de Mario Lemieux, alors que le second faisait ses débuts dans la East Coast Hockey League. Deux chemins bien différents. De son côté, Christian Bouchard entamait une nouvelle période de sa vie et décidait de prendre une année de répit avant de retrouver son rôle de famille d'accueil avec sa nouvelle conjointe, Isabelle Tremblay. Aujourd'hui, l'enseignant avoue ne plus avoir beaucoup de contacts avec les deux joueurs.


Le sens du mot famille

C'est plutôt en 2006 avec l'arrivée de Patrice Cormier au sein de l'Océanic de Rimouski que la dimension de famille d'accueil a pris tout son sens pour Christian Bouchard. Cette fois, l'enseignant de l'école secondaire Paul-Hubert a vu son rôle prendre une toute nouvelle dimension. «On a le rôle qu'on veut bien prendre. Dans le cas de Patrice, il est devenu un membre de notre famille», dit-il. À la naissance des jumeaux Maxence et Rose en 2008, il a même hérité du titre de parrain du petit garçon. «C'était comme mon fils», affirme Isabelle Tremblay.

Dans les faits, le rôle de famille d'accueil se résume simplement à offrir un toit à un ou plusieurs hockeyeurs. Pas besoin de parler de sport autour de la table à l'heure du souper, de demeurer en contact avec la «vraie» famille ou d'offrir un service de covoiturage pour les pratiques. «Ils ne ramènent pas leurs problèmes à la maison. D'une certaine façon, ces jeunes-là ne sortent pas beaucoup et ne connaissent pas beaucoup de gens. La maison, c'est leur seule place pour arrêter de penser au sport», explique Christian Bouchard.

Question discipline, rares sont les occasions où la famille d'accueil est appelée à agir. «Les horaires sont très précis et les joueurs très encadrés. Je n'ai jamais eu d'ennuis de ce côté», mentionne M. Bouchard. Pour ce qui est du couvre-feu, même chose. Pourtant, cela arrive que des familles et des joueurs ne s'entendent pas et doivent se séparer. Pour sa part, le couple Bouchard-Tremblay s'assure que cela n'arrivera pas en choisissant avec soins les jeunes qu'il accueille. Il a ses propres critères de sélection, dont l'amour des enfants et la provenance géographique. Accueillir un jeune qui vient d’une autre province et qui parle une autre langue s’avère une expérience enrichissante, mentionne M. Bouchard.


Le sens du mot accueil

En contrepartie, être une famille d'accueil signifie également qu'une séparation peut survenir à tout moment. Ce fut le cas lors de l'échange de Patrice Cormier aux Huskies de Rouyn-Noranda au cours de la saison 2009-2010. Une épreuve très difficile pour la famille rimouskoise. «Dès l'automne, on savait qu'il y avait des chances qu'il soit échangé alors on a organisé une fête avec tous ses amis», explique Isabelle Tremblay. Malgré tout, le 6 janvier 2009, lors de l'annonce officielle de l'échange, le choc a été difficile à encaisser pour la famille.

Avec un brin d'humour, Christian Bouchard mentionne que «c'était les chutes Niagara» dans la maison. La petite Marianne, aujourd'hui âgée de 7 ans, devait dire au revoir à celui qui était devenu son grand frère. Les jumeaux aussi étaient tristes, bien qu'encore jeunes. Mais pour Mme Tremblay, le départ était une véritable épreuve. «Quand ton enfant quitte la maison, tu sais qu'il va revenir te voir. Dans le cas de Patrice, c'était différent», explique-t-elle. Aujourd’hui, le joueur continue de garder contact avec son ancienne famille d'accueil, mais les visites sont rares.

D'ailleurs, la petite famille n'a pas hésité à faire le voyage jusqu'au New Jersey pour assister à l'une des premières parties de Patrice Cormier au sein de la LNH et ainsi, le revoir. C'était le 31 décembre alors que les Trashers d'Atlanta rendaient visite aux Devils du New Jersey. Deux jours plus tard, l'équipe était de passage à Montréal pour affronter le Canadien. Là encore, la petite famille y était. Et c'était bien spécial pour Christian Bouchard, fervent amateur du Tricolore, qui avait maintenant une bonne raison d’applaudir les visiteurs.

Pour Marianne et les jumeaux, le choix était bien plus simple! À preuve, quand on demande à l’aînée quelle est son équipe favorite, elle répond avec aplomb «celle de Patrice». Du côté de la maman, la soirée fut mémorable pour une autre raison. Voir celui qu’elle considère comme son fils patiner sur la glace du Centre Bell avait quelque chose d’irréel. Pourtant, la famille était habituée aux émotions fortes. En 2008, à l’occasion du repêchage de la LNH à Ottawa, elle était présente pour soutenir l’ancien joueur de l’Océanic.

Aujourd'hui, la famille Bouchard-Tremblay accueille un nouveau joueur, soit le jeune défenseur néo-écossais, Liam O'Brien. Âgé de 16 ans, le joueur de Halifax s'est rapidement taillé une place au sein de la famille, devenant le nouveau héros de Marianne, Maxence et Rose qui se font un plaisir d'aller applaudir le numéro 61 à chacune de ses parties au Colisée.

 

 

Matchs

Visite Blainville-Boisbriand
08 avr. 2014
Défaite 1-2
 
Visite Blainville-Boisbriand
09 avr. 2014
Défaite 1-5
 
Visite Blainville-Boisbriand
11 avr. 2014
Victoire 4-3
 
Reçoit Blainville-Boisbriand
14 avr. 2014
Défaite 3-1
 
Reçoit Blainville-Boisbriand
15 avr. 2014
Défaite 8-7
 

Zone des partisans

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