Historique

           

           L’aventure de L’Océanic dans la région rimouskoise a débutée le 4 avril 1995 par une visite de messieurs Maurice Tanguay, Marius Fortier, André Jolicoeur et Pierre-Paul D’Anjou. Avec une promesse d’achat des Lynx de St-Jean en poche, le groupe Tanguay désirait mesurer l’intérêt du milieu rimouskois pour le hockey junior majeur.

L’intérêt pour la LHJMQ s’était manifesté depuis plusieurs années à Rimouski. En 1973, lors de l’expansion de la Ligue vers Chicoutimi, un groupe de rimouskois avait soumis la candidature de notre ville pour obtenir une franchise.

Vers la fin des années 1970, lors du transfert des Remparts de Québec, des promoteurs avec Georges Côté à leur tête tentent de déménager cette franchise dans nos murs. Ils se font damer le pion par les Nordiques de Québec qui achètent la concession des Remparts.

Au début des années 1990, un groupe, sous le leadership de Jacques Mercier, organise des parties hors-concours à Rimouski et amorce des discussions pour l’obtention d’une franchise de la LHJMQ. Toutefois le projet ne se concrétise pas parce qu’il n’y a pas d’entente entre les promoteurs et la Ville de Rimouski.

Le 4 avril 1995, après avoir constaté l’intérêt des rimouskois, le potentiel du Colisée et avoir été informé des démarches des gens autour de Jacques Mercier, le groupe Tanguay les contacte le soir même afin de leur offrir un partenariat à part égale.

C’est sur cette base que l’aventure débute : d’un côté la puissante machine de mise en marché d’Ameublement Tanguay et de l’autre un réseau d’hommes d’affaire bien implanté dans la région.

La première étape a été de négocier les conditions du bail pour le Colisée avec la Ville de Rimouski. Une entente de principe s’est conclu dimanche le 30 avril en avant-midi.

Quant à la LHJMQ, c’est officiellement le 9 mai 1995 que les gouverneurs acceptent unanimement le transfert des Lynx de St-Jean à Rimouski.

Jacques Mercier devient président de l’équipe, André Jolicoeur occupe les fonctions de président du Conseil d’administration et de gouverneur. Me Gilles Gagnon et Camille Leblanc assument respectivement les responsabilités de secrétaire et trésorier.

Du côté du personnel permanent. Marius Fortier en est le directeur général appuyé de Doris Labonté pour le secteur hockey et d’Éric Foret pour le volet administration/marketing. Gaston Therrien est le premier entraîneur-chef. Éric Lévesque est le soigneur et Rodrigue Landry assume déjà le rôle de conseiller pédagogique.

Dès la mi-mai, le personnel hockey doit préparer la première séance de sélection qui aura lieu samedi le 3 juin 1995 à Drummondville et Doris Labonté , dès le 17 mai, doit se rendre à la LHJMQ afin de réorganiser le calendrier de l’équipe qui avait été préparé à l’origine pour Drummondville.

Parallèlement, la station Radio-Canada de Rimouski organise un concours populaire pour trouver un nom à l’équipe. Le nom de L’Océanic a été suggéré par Renaud Forest-Bérubé, un jeune homme de Rimouski. De toutes les suggestions reçues, il n’y avait que deux propositions qui soumettaient le nom de L’Océanic

Dans la semaine du 22 mai, ont été dévoilé en conférence de presse le nom et les couleurs de l’équipe en plus d’officialiser les nominations de Gaston Therrien et Doris Labonté.

 

 

            La séance de sélection et la réunion annuelle qui s’est déroulé à Drummondville du 31 mai au 3 juin a été le premier grand rendez-vous de l’Océanic avec les équipes du Circuit Courteau. Lors de la période des échanges, L’Océanic procède à une transaction qui lui permettra d’acquérir une pièce maîtresse importante lors de sa première campagne. En effet, l’équipe avait alors acquis Allan Sirois de Rivière-du-Loup des Saguenéens de Chicoutimi contre un choix de quatrième ronde. Cette transaction a eu un impact majeur dans l’histoire de l’équipe.

Le 3 juin, lors de la séance de sélection, Philippe Plante devient le premier choix de l’histoire de l’équipe . En deuxième ronde, L’Océanic sélectionne David St-Onge, son premier joueur provenant de la région.

Au retour de ces réunions, le personnel hockey consacre leurs énergies afin de combler les postes vacants, compléter la liste des joueurs à inviter au camp et préparer le premier camp de l’histoire de la franchise.

Du côté administratif, il fallait procéder à la vente des propriétés publicitaires et des billets de saison. Des dossiers importants sont également à l’agenda tel que l’aménagement des bureaux, l’engagement du personnel, la publication du magazine, le développement du réseau radiophonique et la mise en place du système de billetterie.

 
Premier chandail de L'Océanic porté de 1995-1996 à 1998-1999.

 

Dès le début, la stratégie a été de faire de L’Océanic l’équipe de toute une région et c’est avec cette approche unique à l’Est du Québec que s’est amorcé la croisière de L’Océanic sur les eaux du Circuit Courteau.

Samedi le 12 août, les joueurs sont accueillis par les dirigeants et le camp d’entraînement se met en branle dès le lendemain à l’aréna Bertrand Lepage de Trois-Pistoles.

L’équipe dispute sa première partie hors-concours officiel vendredi le 18 août à Victoriaville.

Le 8 septembre, Allan Sirois devient le premier capitaine de la formation et le jour même l’équipe dispute à Sherbrooke son premier match. C’est à Hugo Turcotte que revient l’honneur d’inscrire le premier filet dans une défaite de 7 à 6.

La première victoire a été inscrite le 11 septembre contre les Alpines de Moncton au compte de 11 à 3.

Le 15 septembre, dans une fébrilité indescriptible, L’Océanic accueille les Saguenéens de Chicoutimi pour la première partie de l’équipe à domicile.

La première victoire à domicile est acquise au compte de 6 à 3 contre les Harfangs de Beauport le 17 septembre 1995.

Les succès de l’équipe sont instantanés au guichets et à sa 22e partie locale, L’Océanic accueille son 100 000e spectateur. Le 10 mars 1996, l’équipe établi un record d’assistance pour une formation à sa première année avec 168 126 spectateurs en 35 rencontres effaçant par le fait même l’ancienne marque des Mooseheads d’Halifax.

Le bateau a acquis beaucoup de crédibilité dès sa première saison dans la LHJMQ et dans la Ligue Canadienne de Hockey et ce sur la glace comme hors glace.

Après avoir causé une grande surprise en se classant pour la deuxième ronde des séries, L’Océanic perd 7 à 4 devant Beauport le 7 avril 1996 et est balayé 4 à 0, ce qui met un terme à sa première saison



Par Éric Forest

Date de parution : 13 Octobre 2004